stage national de versailles
30/10/09 - 01/11/09
Versailles
Les Sensei sont arrivés le mercredi 28 octobre en fin
d'après-midi. Le lendemain matin, ils ont visité le château de
Versailles et
ses jardins. L'après-midi, direction Paris pour une balade sur l'île de
la
Cité, suivie d'une visite de Notre Dame.
Toutefois, sans soleil, s'est déroulé à Versailles du 30 octobre au 1er novembre 2009, le premier stage national de la saison. En outre, il accueillait des iaïdô ka Belges, Espagnoles et Italiens.
Par contre, les Sensei ont rempli nos cœurs de soleil, celui de la joie de la pratique. En ce sens, ce stage s'est grandi et bonifié sur tous les plans.
Photo de D. Losson
Après s'être tous rassemblés et avoir salué les Sensei, le stage débuta par un « Bonjour à tous » de Jean-Jacques SAUVAGE, 7ème Dan, Responsable de la Commission Iaïdô qui nous présenta les Sensei
Photo de D. Losson
- Noboru OGURA Sensei, 8ème Dan, Hanshi
- Junichi KUSAMA Sensei, 8ème Dan, Hanshi
- Yoshinobu AZUMA Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
- Hachiro NAKANO Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
- Jean-Pierre RAICK Sensei 7e dan Kyoshi (présent le 1er novembre)
A son tour, Noboru OGURA sensei, Responsable de la délégation japonaise prononça un discours avec ces propos, je cite :
« Bonjour (en FR), puis, O hayo gozaïmasu »
« Cela fait un an que nous ne sommes pas rencontrés, c'est un plaisir de vous revoir.
Aujourd'hui, c'est un stage enseignants et c'est très important. Par conséquent, il faut enseigner le plus exactement et précisément possible. Afin, qu'il y ait des progrès en France.
Cependant, nous n'avons que l'après-midi, mais nous allons faire le maximum. De plus, je vous demande d'apprendre le plus correctement pour transmettre à vos élèves ».
Photo de D. Losson
- OGURA et AZUMA Sensei avec les 4ème Dan (2 groupes),
- KUSAMA Sensei avec les 5 et 6ème Dan,
- NAKANO Sensei avec les 2 et 3ème Dan,
Pour ma part, j'étais dans le groupe de OGURA Sensei. Il a commencé ce stage par les paroles suivantes :
« Le grade de 4ème Dan est très important. Donc, pendant ce stage il faut bien enregistrer le Iaï/ZNKR. Il faut l'éplucher en détail et prendre des notes »
Ensuite, Ogura Sensei nous a démontré l'attitude et les gestes exactes à réaliser pendant le To Rei (salut de début et fin).
Photo de D. Losson
DEBOUT
- positionner le sabre en Keito Shisei (hanche gauche), la tsuka kashira est au centre du corps, le sabre est à 45°,
- passer naturellement le sabre devant soi et la main droite saisie la saya avec la sagéo, le sabre est sur le côté droit,
- saluer sans basculer la tête,
- repasser naturellement le sabre devant soi, la main gauche saisie la saya avec la sagéo et placer le sabre en Keito Shisei,
- descendre en shakuza. Attention : les pieds arrières sont joints, mais ne sont pas croisés,
- exécuter le salut au sabre :
b) se redresser, déplacer la main gauche, puis, la droite derrière le sabre, saluer (Les pouces et les index se touchent pour former un triangle). En saluant, les coudes touchent les genoux.
c) saisir le sabre et le placer dans le obi, attacher la sagéo,
d) garder la main gauche sur la tsuba et se relever,
« Ogura Sensei a dit : je veux que vous mémorisiez , c'est la base et le commencement de la pratique ».
Photo de D. Losson
fin du salut
- dénouer la sagéo,
- saisir le sabre avec la main gauche, le pouce sur la tsuba. Puis, tirer le sabre (1/3),
- remplacer la main gauche par la main droite, l'index est sur la tsuba. Finir de sortir le sabre et placer le verticalement à droite, le kojiri est au sol.
- abaisser vers la gauche le sabre. Saluer, main gauche, main droite.
- saisir avec la main droite le sabre, l'index est sur la tsuba. Relever verticalement et face à soi le sabre.
- saisir la saya au 2/3 avec la main gauche et descendre la main vers le kojiri. Puis, amener le sabre sur le haut de la hanche et se relever.
Photo de D. Losson
1 - placer les deux mains en « nanamé » sur la tsuka kashira,
2 – la main gauche ne dépasse pas le noeud de la tresse sur la tsuka kashira,
3 – regarder les mains sur un plan verticale avec le pouce ouvert. On voit que entre le pouce et l'index se forme un V.
Donc, la pointe du V des mains sont alignées avec le V inversé du muné (dos du sabre).
Photo de D. Losson
Samedi 31 ocTobre
Aujourd'hui, nous sommes nombreux et par mesure de sécurité le groupe France intégrera les différents groupes. On vous demande d'être vigilant et faites attention à vous et aux autres.
A son tour, Noboru OGURA sensei, Responsable de la délégation japonaise prononça un discours avec ces propos, je cite :
« Bonjour (en FR), puis, O hayo gozaïmasu »
« Je suis très heureux d'être avec vous dans cette ville de Versailles qui est chargée d'histoire et de traditions. La France et le Japon ont un passé très riche historiquement et culturellement. D'ailleurs, sur ces bases nous nous ressemblons.
Les maîtres d'arts martiaux font partis de la culture de notre pays. Aussi, c'est très appréciable de voir ici des gens qui s'impliquent autant dans la pratique du Iaïdô.
Au quotidien d'une vie et dans le Budô, il faut savoir offrir pour que les gens reçoivent, sans attendre en retour. Bien sûr, il faut que cela procure du plaisir.
Aujourd'hui, je vais vous enseigner comment faire pour progresser ensemble. Il faut pratiquer à fond et travailler avec conviction, (Bon courage).
Avant de commencer le stage, je souhaite que vous m'écoutiez. Donc, je vous invite à vous asseoir dans une position relaxée. En effet, mon discours va être long.
Tout d'abord, dans le Budô il y a les arts martiaux, dans lequel se trouve le Iaïdô. Ce sont des disciplines qui viennent du passé et qui ont perduré. Par rapport à l'histoire du Japon, c'est important cette longévité du Budô. D'ailleurs, dans le passé les pratiquants s'impliquaient toute leur vie. De surcroit, prendre la vie d'un autre, ce n'est pas tout dans une vie.
Aujourd'hui, il n'y a plus de duel, c'était une autre démarche dans sa pratique. Maintenant, on pratique le Budô pour devenir meilleur humainement, en se servant du Katana. En effet, vivre le Budô, c'est purifier son coeur. Donc, à la base on est un être humain qui se modélise dans le but de faire plus de progrès, afin de s'améliorer. Ceci, s'applique dans tout l'univers et à ceux qui nous entour.
Malgré les grades, il faut rester humble soi-même. Personnellement, je suis Hachi Dan Hanchi et je ne me prends pas pour quelqu'un d'important, il faut rester humble.
Si le message passe, les Sensei s'amélioreront vis-à-vis des autres. Le but, c'est que nous pratiquions tous avec le même esprit, avec des relations harmonieuses entre nous.
Surtout, ne vous montez pas trop la tête, cette amélioration mentale de l'esprit prendra du temps.
Pour vous enseigner, je ne suis pas seul, il y a aussi les autres Sensei. Mais, en tant que Sensei, c'est une épreuve d'être ici pour vous transmettre le Iaïdô. Ils vont en retirer quelque chose de ce stage. Ils doivent être sérieux et rigoureux, nous aussi, nous devons être cordiales par rapport aux autres.
Déjà, pour maîtriser une technique il faut 10 ans (chaque technique). Et, il faut 3 ans pour fermer l'ensemble. Car, 13 années de pratique sont nécessaires pour dire : je sens ce kata. Après, c'est le vrai cheminement qui commence. Il faut être sévère avec soi-même, ne pas se prendre pour quelqu'un d'important, être tolérant et cordiale »
Ensuite, Ogura Sensei a demandé à Azuma Sensei d'exécuter les 3 premiers kata de Seitei Iaï. A l'aide du livret ZNKR Ogura Sensei a expliqué les différents critères de chaque wasa. La journée du samedi a été morcelée entre pratique, pose et démonstration par série de 3 kata et dialogue.
Photo de D. Losson
Samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre
- OGURA Sensei avec les 3 et 4ème Dan,
- KUSAMA Sensei avec les 5 et 6ème Dan,
- AZUMA Sensei avec les 2ème Dan,
- NAKANO et Sauvage Sensei avec les Kyû et 1er Dan, (Dojô annexe)
Pour ma part, j'étais dans Le groupe d'OGURA Sensei. Nous avons débuté par le Rei Ho, puis, nous nous sommes placés en mémorisant nos places de pratique. A la demande de Ogura Sensei, nous avons enchaîné par groupe, des kihon avec souplesse, fluidité et vivacité. En effet, Ogura Sensei nous a expliqué que nous devions être capables de réaliser des techniques avec des variations de vitesse, différentes à celles des enbu (kata). Le but est que le corps mémorise les techniques, afin, de préparer notre corps et pratique à un âge avancé.
Photo de D. Losson
les kihon
2 - En position debout et en Nuki Uchi (Moroté Tsuki), réaliser Tsuki, se déplacer en croisant les pieds et réaliser Nuki Uchi, déplacer le pied gauche et réaliser Tsuki, ainsi de suite.
3 – Déplacements en Okuri Ashi en gardant son centre de gravité sur le même niveau.
Puis, par groupe nous avons réalisé les kata Maé, Ushiro et Uké Nagashi. Après chaque kata Ogura Sensei nous réunissaient pour nous donner les corrections suivantes :
Maé
- en seiza, placer correctement ses mains sur la Tsuka Kashira,
- en seiza, sortir le premier tiers de la lame, puis la Tsuka tourne dans la main droite, lame continue de sortir avec la main gauche (ceci est valable pour tous les kata),
- exprimer un kiri té (té no uchi) en fin de Nuki Tsuké. C'est aussi l'expression de la coupe finale.
- réaliser le Furi Kabuté en passant la lame par l'oreille gauche,
- effectuer le Kiri Tsuké, une fois au-dessus de la tête, le sabre est dans l'axe centrale du corps. Ne pas foncer pour couper, afin d'éviter les appels qui font tomber le Kissaki vers l'arrière,
Photo de D. Losson
Anecdote de Ogura Sensei
Ensuite, le Sensei a constaté que nous forcions trop en coupant. Et, que nous nous entraînions pas régulièrement et que nos mains n'avaient pas d'ampoules. En riant, il nous a demandé de les regarder...!!
« Quand j'étais jeûne, mes mains avaient régulièrement des ampoules, j'en étais fier. Aujourd'hui, ma technique a évolué et je n'ai plus d'ampoules ».
Photo de D. Losson
- respecter simultanément le Fumi Kai du pied gauche et Nuki Tsuké,
- garder l'axe de coupe, une fois le sabre au-dessus de la tête.
Ogura Sensei a dit : « il est important de différencier le Fumi Kai et le Fumi Komi.
Dans le kata Ushiro, l'action de déplacer le pied gauche avec le Nuki Tsuké s'appelle Fumi Kai. Et puis, l'action de déplacer le pied droit pour réaliser Kiri Tsuké, s'appelle Fumi Komi ».
Uké Nagashi
réaliser le kata en 2 temps :
1 – sortir le sabre, jusqu'au Uké,
2 – réaliser Kiri Tsuké,
Photo de D. Losson
- frapper avec la tsuka kashira en réalisant l'atémi, ne pas pousser,
- après le Tsuki regarder, tourner, couper,
Késa Giri
- entre les 2 protagonistes la distance est proche,
- réaliser les 2 coupes d'un mouvement fluide,
- en position Furi Kabuté le Kissaki ne doit pas tomber,
Moroté Tsuki
- en réalisant le Nuki Uchi, tourner la saya de quelque degrés pour préparer la coupe en nana mé,
- après Nuki Uchi, réaliser simultanément déplacement et Tsuki, sans précipitation,
- les rotations : réaliser avec le pied gauche un Fumi Kai, couper en réalisant Fumi Komi avec le pied droit,
Sanpo Giri
- après Nuki Uchi (1ère coupe) le regard se dirige sur sa gauche, réaliser la rotation avec le sabre en Uké Nagashi,
- En position Jo dan Kamaé, le Kissaki est pratiquement au-dessus de la tête,
Photo de D. Losson
- réaliser l'atémi avec puissance. L'angle de la Tsuka kashira est placé entre les 2 yeux,
- Avant d'exécuter la rotation, s'imaginer l'adversaire qui est légèrement décalé sur la droite.
- tourner, puis en position Kamaé le sabre est :
2 – la main droite est placée sur le dessus de l'os de la hanche,
3 – les hanches sont de face.
Ogura Sensei a répété une seconde fois des différences entre le Fumi Kai et le Fumi Komi. « L'action de déplacer le pied gauche avec le sortie de la lame, s'appelle Fumi Kai. Et puis, l'action de déplacer le pied droit pour couper Kiri Tsuké, s'appelle Fumi Komi ».
Soété Tsuki
- la rotation et la sortie du sabre (sémé) se réalisent simultanément. La Tsuka Kashira est dirigée vers le menton du tekki,
- Le Nuki Uchi commence en direction de l'épaule droite et se termine sur le poignet gauche,
- Après la réalisation du Tsuki, la main gauche est au centre de la lame.
Shi O Giri
- réaliser l'atémi en frappant sur les doigts de la main droite de l'adversaire,
- sortir le sabre et simultanément réaliser Fumi kai avec le pied gauche et Kamaé,
- finir la 2ème coupe, réaliser une rotation de la tête, le Waki Kamaé, Fumi Kai avec le pied gauche et couper.
Soo Giri
- se déplacer et menacer et dégainé le sabre,
- ramener simultanément le pied droit au niveau du pied gauche, puis réaliser Uké nagashi.
- réaliser les coupes en Kuri ashi, les hanches sont sur le même plan.
- Effectuer la coupe bien horizontale avec la mise à plat de la lame, en respectant un angle précis.
- Finir la dernière coupe en Kiri oroshi avec un bon te no uchi,
Ogura Sensei a demandé qu'on lui fournisse quelque chose de plane. Puis, il a démontré que l'angle de lame était différente en posant la lame de son sabre sur cette surface plane.
Nuki Uchi
- éviter de sortir la lame avec l'avant-bras droit vers avant.
- Faire attention de ne pas se piquer le bras gauche en réalisant saya biki.
Ogura Sensei a évoqué le Metsuké et de son importance dans la réalisation des kata. Il vous permet de visualiser l'ennemi imaginaire.
Mais aussi, un bon Shisei est l'expression du corps, dans l'exécution de tous les mouvements et des gestes dans la réalisation des kata.
Bien sûr, ce compte-rendu ne reflète qu'une partie des propos et corrections de Ogura Sensei. En effet, ce Sensei est si passionné et attachant, qu'il faudrait écrire un livre à chaque stage.
Finalement, le stage s'est officiellement termliné le dimanche midi 1er novembre à 12h30, pour faire place aux tests grades du 1er à 6 Dan.
Photo de D. Losson
bilan
des grades
Jury des passages de 1 à 3 Dan
- Noboru OGURA Sensei, (Président du jury)
- Junichi KUSAMA Sensei,
- Yoshinobu AZUMA Sensei,
- Hachiro NAKANO Sensei,
- Jean-Pierre RAICK Sensei, (Conseiller Technique EKF)
Jury des passages de 4 à 6 Dan
- Noboru OGURA Sensei, (Président du jury)
- Junichi KUSAMA Sensei,
- Yoshinobu AZUMA Sensei,
- Hachiro NAKANO Sensei,
- Jean-Pierre RAICK Sensei, (Conseiller Technique EKF)
- Jean-Jacques SAUVAGE Sensei,
Résultats
1er Dan :
Maé – Tsuka Até – Moroté Tsuki – Gan Men Até – Nuki Uchi
26/25 96% de réussite
2ème Dan :
Maé – Ushiro – Késa Giri – Sampo Giri – Soété Tsuki
16/16 100% de réussite
3ème Dan :
Maé – Ushiro – Sampo Giri – Shi Ho Giri – Soo Giri
13/6 46% de réussite
4ème Dan :
1 Koryu Uké nagashi – Moroté Tsuki – Soo Giri
7/1 14% de réussite
5ème Dan :
2 Koryu Uké nagashi – Moroté Tsuki – Soo Giri
13/4 31% de réussite
6ème Dan :
2 Koryu et Tsuka Até – Sampo Géri – Soo Giri
11/0 0% de réussite
Participants au stage
- Vendredi : 55 pers
- Samedi : 210 pers
- Dimanche : 182 pers
Remerciements
L'organisation
Un grand merci du coeur aux Sensei et aussi à toutes les personnes qui ont participé à l’organisation de ce stage, entre autre :
les traducteurs : Mme Augustin, Jérome et Alexandre Augustin, Marie Jo, Mr Ando Takashi
les bénévoles : Romain Cauet, Yves MAGAT ainsi que les membres de Versailles Budô
sans oublier : Dominique Piot qui a proposé aux Sensei la visite de Fontainebleau le lundi avant leur départ.
Un grand merci à Jean-Jacques Sauvage et Romain Cauet, pour leur participation à ce CR.
Conclusion
C'est un fait, nous sommes tous différents et pour une cause, l'humain peut s'unir dans un temps limité, afin de réaliser, produire de grandes choses ensemble lors d'un grand événement.
Toutes les pierres permettront la construction d'un édifice stable et pourtant ces pierres sont toutes de formes différentes. L'humain a cette capacité d'esprit et d'ouvrir son cœur pour lui permettre une pratique sincère sur la voie du Budô.
Dominique LOSSON
Sous-Commission Communication Iaidô
Comité
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