stage national de versailles

31/10//08 - 02/11/08

Versailles

198 stagiaires réunis à Versailles pour le dernier stage de l'année 2008

Une rencontre, une expérience est une bonne définition pour ce dernier stage national de iaidô de la saison 2008.

Photo de D. Losson

Gymnase Montbauron - agrandir

LE lieu

Dans le gymnase Montbauron rénové et sur un plancher flambant neuf, s'est déroulé du 31 octobre au 2 novembre dernier, le premier stage national de iaidô « dit de Versailles ». Depuis 4 ans, déplacé à Ris Orangis mais de retour en son fief, ce stage accueillait 198 stagiaires dont des Belges, Italiens, Espagnols...

Nombre d'inscrits au stage

  • 6ème Dan > Femme : 0 > Homme : 4
  • 5ème Dan > Femme : 3 > Homme : 18
  • 4ème Dan > Femme : 4 > Homme : 16
  • 3ème Dan > Femme : 5 > Homme : 25
  • 2ème Dan > Femme : 3 > Homme : 34
  • 1er Dan > Femme : 2 > Homme : 29
  • Kyu > Femme : 14 > Homme : 41

Photo de D. Losson

Les professeurs - agrandir

LE premier jour : stage enseignants et equipe de france

Après s'être tous rassemblés et avoir salués les Sensei, le stage débuta par une présentation des Sensei faite par Jean-Jacques SAUVAGE Responsable de la Commission Iaïdô :

  • Noboru OGURA Sensei, 8ème Dan, Hanshi
  • Junichi KUSAMA Sensei, 8ème Dan, Hanshi
  • Yoshinobu AZUMA Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
  • Sutekatsu TANNO Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
  • Jean-Pierre RAICK Sensei, 7ème Dan, Kyoshi - excusé pour raison de santé
  • Jean-Jacques SAUVAGE Sensei, 7ème Dan, Renshi
  • Robert RODRIGUEZ Sensei, 7ème Dan, Renshi

A son tour, Noboru OGURA Sensei, Responsable de la délégation japonaise prononça un discours :

« Il y a 400 ans, les Samouraï ne coupaient pas avec plaisir mais, uniquement pour se défendre. Malgré tout, ils apprenaient les techniques du sabre pour développer des sentiments sincères émanant du cœur (Kokoro)».

Ensuite, il a expliqué le sens du «  i  »aidô, sa signification « Être (la personne) et Harmonie.

« Aujourd'hui, à travers le sabre, nous cherchons à enrichir notre esprit et à devenir des personnes meilleures. Cependant, nous nous entraînons, pas seulement pour apprendre des techniques, mais aussi, pour cultiver le cœur et l'esprit. On doit se souvenir des plus hauts objectifs à atteindre, accomplir chaque pas, vaincre chaque obstacle, si le chemin pourrait être l'un des plus difficiles à suivre, on doit apprécier et prendre plaisir aux défis ».

Photo de D. Losson

Les stagiaires - agrandir

 

Après un si beau message de paix, les 80 enseignants présents ont été regroupés ainsi :

  • OGURA Sensei avec les 6ème Dan,
  • KUSAMA Sensei avec l'équipe de France,
  • TANNO Sensei avec les 5 et 4ème Dan,
  • AZUMA Sensei avec les 3 et 2ème Dan.

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Tanno Sensei - agrandir

 

Le groupe de TANNO Sensei, a commencé ce stage par un échauffement, suivi de quelques suburi. Puis, vint l'étude des kata du seitei-Iai, avec les critères de la ZNKR (voir le manuel). Chaque kata ont été expliqués, démontrés, décortiqués avec patience, malgré la fatigue du voyage. TANNO Sensei a corrigé les points techniques suivants :

  • l'axe du corps est trop sur l'avant, lors des déplacements, des coupes et des chiburi,
  • le manque de métsuké et de concentration des pratiquants,
  • le centre de gravité (hara) monte et descend dans les déplacements et rotations.

Ses corrections ont été éloquentes et précises, maintenant, aux enseignants de mettre en pratique les corrections, évolutions techniques attendues par la délégation japonaise.

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Stagiaires - agrandir

2eme jour de stage

Le lendemain, plus de 198 personnes étaient présentes le samedi 1er novembre . Une fois tous rassemblés, Jean-Jacques Sauvage a pris la parole :

« Bonjour à tous. Je tiens à remercier la disponibilité de Ken TA (USRO), et l'enthousiasme de ses élèves pour avoir accueilli pendant toute une olympiade cette manifestation pour la plus grande joie et la satisfaction de tous. Aujourd'hui je suis très heureux de vous retrouver à Versailles. Ce stage constituait et constitue l'un des événements marquants du Iaido français. Puissiez-vous aller au bout de vous-même dans la tolérance et le respect de l'autre. Puis, a également remercié Mr Jean-François HERVÉ pour la gestion à 60% du dossier de ce stage. Pour finir, il a sollicité l'ensemble des pratiquants de veiller à sa propre sécurité et celle des autres ».

Photo de D. Losson

Répartition des groupes - agrandir

 

Ensuite, OGURA Sensei s'est félicité du nombre de participants puis s'est remémoré sa première visite à Versailles en 2000. A son tour, il a demandé aux participants de bien vérifier le mékugi et le bon état du sabre, pour la sécurité de tous. Enfin, que tous les pratiquants puissent profiter de ce stage pour améliorer l'être qui les habite.

Après le comptage par grades des pratiquants, nous avons été répartis en 4 groupes d'étude dans 2 dojo.

Photo de D. Losson

Répartition des groupes - agrandir

 

  • Dojo annexe : les 3 et 4ème dan avec OGURA Sensei et les 5 et 6ème dan avec KUSAMA Sensei,
  • Dojo principal : les kyu avec AZUMA Sensei et les 1er et 2ème dan avec TANNO Sensei

Photo de D. Losson

Ogura Sensei et Azuma Sensei - agrandir

 

OGURA sensei a insisté sur l'importance du rei ho qui se fond dans le patrimoine culturel du Japon… le vivre et le faire vivre.

A notre tour, nous avons exécuté le salut. Ensuite, il nous a demandé de pratiquer tour à tour les kata du seitei-Iai. Chaque forme a été expliquée et corrigée. La teneur de son enseignement était juste et sévère. Mais, il a transmis son art avec passion, celle du coeur et de l'expérience d'une vie. Les remarques et les corrections ont été de cet ordre :

 « votre groupe tend à évoluer dans la pratique. Contrairement au groupe d'à côté (5 et 6ème Dan) qui bien souvent à leur niveau ne s'entraîne plus assez pour continuer à progresser. Par exemple, moi-même, je m'entraîne tous les jours, parfois dans l'obscurité pour améliorer mon métsuké.

 votre métsuké n'est pas assez fiable et donc la visualisation de l'adversaire est faible.

 question : faut-il taper du pied lors de l'atémi du kata Tsuka Até ?

réponse : on peut jusqu'au 4éme Dan, mais la frappe du pied sur le sol fait perdre de l'énergie. Par conséquent, il est préférable dans les grades supérieurs de réaliser simultanément l'atémi en glissant le pied droit.

O Chiburi, la position finale de la lame doit être à 45°, trop de pratiquants ont le kissaki trop haut. »

Le denier jour de stage

Comme la veille, le dimanche 2 novembre les pratiquants ont été scindés en 4 groupes, avec les mêmes Sensei. Le groupe OGURA Sensei a débuté le cours par un échauffement corporel, puis a poursuivi l'étude du seitei-Iai, pour approfondir précisément les kata suivants : Maé, Uké Nagashi, Moroté Tsuki, Sampo Giri et Soo Giri.

Le cœur « Kokoro » du Sensei débordait de savoir à transmettre et d'enrichir nos esprits pour devenir des personnes meilleures. Cependant, nous avons encore beaucoup de travail sur la planche et les remarques et les corrections du Sensei ont été les suivantes :

•  « après la rotation à 180° des kata Moroté Tsuki et Gan Men Até, dans le premier kata le corps reste dans l'axe, et dans le second il n'est plus dans l'axe. Donc, attention au métsuké.

•  les techniques sont exécutées en « un » geste, une action « ichi », c'est aussi le « i »aïdo,

•  le rythme des kata n'était pas juste et vivant.

•  votre métsuké est inexistant, pourtant si important dans la mise en œuvre des kata.

•  la respiration doit être aussi unique, sans relâchement, pour que l'air continue à alimenter le corps.

•  le travail de la main gauche représente 70% du kata et 30% pour la main droite,

•  le rei ho du seitei-Iai n'est pas parfaitement acquis,

•  la pratique du iaïdô n'est pas un sport.

Question : Connaissez-vous la différence entre sport et budô ?

Réponse : Le sport on s'entraîne, le budô on fait (keiko)

•  le hakama sabaki est trop bruyant, il doit être silencieux et discret.

Avec mon aide vous êtes capables de vous corriger ! Dès que je m'éloigne, vous refaites les mêmes erreurs ! C'est fatiguant de répéter les mêmes choses !

Certains oublient que la pratique du iaidô est un moyen d'exprimer son humanité et que son évolution année après année ressemble à des couches superposées les unes au-dessus des autres nous faisant ainsi grandir ».

OGURA Sensei, nous a affirmé être ému de nous voir porter le Katana pour des Occidentaux. De ce fait, nous devions respecter et perpétuer les valeurs qu'il dégage.

Le test de grades

Le jury :

  • Noboru OGURA Sensei, 8ème Dan, Hanshi – Président du jury
  • Junichi KUSAMA Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
  • Yoshinobu AZUMA Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
  • Sutekatsu TANNO Sensei, 8ème Dan, Kyoshi
  • Jean-Pierre RAICK Sensei, 7ème Dan, Kyoshi – Conseiller technique EKF
  • Jean-Jacques SAUVAGE Sensei, 7ème Dan, Renshi
  • Robert RODRIGUEZ Sensei, 7ème Dan, Renshi

Les Kata :

  •  1er Dan : 5 kata libre
  • 12 / 28 43% de réussite

2ème Dan :

  • Maé – Ushiro – Moroté Tsuki – Sampo Giri – Shi Ho Giri
  • 8 / 17 47% de réussite

3ème Dan :

  • Maé – Ushiro – Moroté Tsuki – Sampo Giri – Shi Ho Giri
  • 6 / 14 43% de réussite

4ème Dan :

  • 1 Koryu ou Maé – Uké nagashi – Tsuka Até – Moroté Tsuki – Soo Giri
  • 3 / 7 43% de réussite

5ème Dan :

  • 1 Koryu ou Maé – Uké nagashi – Tsuka Até – Moroté Tsuki – Soo Giri
  • 2 / 10 20% de réussite

6ème Dan :

  • 2 Koryu et Tsuka Até – Sampo Giri – Soo Giri
  • 0 / 11 0% de réussite

 

Un entraînement régulier et assidu demande beaucoup de sérieux dans la pratique du iaidô. Ce qui n'est pas toujours évident dans notre vie quotidienne. Mais, faisons l'effort d'accepter ses contraintes, et nous en tirerons les bienfaits à long terme pour exprimer toute notre liberté enfouie au fond de notre cœur.

C'est une belle récompense que de ressentir une joie intérieure, si profonde après tant d'effort.

C'est avec gratitude que nous remercions les Sensei et nos familles de pouvoir nous laisser perpétuer avec dignité l'Art du sabre japonais.

Dominique LOSSON

Sous Commission Communication Iaidô

Jean-Jacques SAUVAGE Sensei, 7ème Dan, Renshi

Responsable de la Commission Iaidô

(Validation du CR)